Film de Rolf De Heer, durée 1h35, sorti en 2023
Une femme noire seule enfermée dans une cage d’acier sous un soleil de plomb attend sa fin en compagnie de fourmis le jour et d’étoiles la nuit.
Toutefois elle finit par déceler une faiblesse dans la grille rouillée, à force d’opiniâtreté elle parvient à se libérer. Alors commence une errance au cours de laquelle elle rencontre des malades, des mourants : toute une humanité déliquescente souvent agressive et raciste. Les rares mots échangés sont incompréhensibles pour nous comme pour les personnages entre eux. Il semble qu’une catastrophe a eu lieu, qu’elle en fut la nature nous ne le saurons jamais.
C’est un film assez contemplatif avec des partis pris esthétiques audacieux et de très belles images de nature, mais également de beaux portraits. Cependant dans cette description d’un monde humain tout d’incompréhension et de violence, la compassion entre les êtres survit.
The survival of kindness peut se rattacher au genre post-apocalytique mais c’est surtout un film sans concessions.


